Créer, transmettre et protéger : faire vivre toutes les cultures et tous les patrimoines.

La France de la culture relie les monuments et les œuvres aux paysages, aux forêts, aux langues, à la gastronomie, aux métiers et aux pratiques populaires. Elle soutient la liberté de création, l’accès de chacun à la culture et le pluralisme de l’information. Ce grand projet rassemble 34 chapitres et cinq annexes dans un dossier complet de 49 pages.

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La culture et le patrimoine, créer et transmettre

Créer et faire vivre toutes les cultures

Musiques, cinéma, théâtre, arts de la rue, arts visuels, livre, bande dessinée, animation, jeu vidéo, architecture et design : nous relions les pratiques amateurs, les lieux associatifs et la création professionnelle. Les œuvres numériques et celles réalisées avec l’intelligence artificielle ont leur place, avec des garanties sur les droits des créateurs, la rémunération, la provenance et la transparence.

Les raves, free parties, teknivals et nouvelles formes de rassemblement populaire doivent pouvoir trouver des lieux adaptés. L’État est appelé à inventorier son propre patrimoine et à proposer des sites compatibles avec ces usages, sous convention, avec des responsabilités définies pour la sécurité, l’environnement, les coûts et la remise en état. Cette offre vise notamment à prévenir l’occupation de biens privés sans accord.

Transmettre tout au long de la vie

Écoles de musique, conservatoires, établissements scolaires et universitaires, MJC, centres sociaux, bibliothèques et associations participent au continuum éducatif et culturel. L’accès dépend aussi des transports, des horaires, des tarifs et de l’accessibilité réelle des lieux et des contenus aux personnes en situation de handicap.

Les langues, les traditions orales et la culture scientifique, technique et industrielle font partie de cette transmission. Les chantiers de jeunes et le bénévolat sont accompagnés, formés et reconnus dans le Compteur d’Heures Universel, sur la base d’heures réelles validées, avec un financement distinct des droits associés et sans remplacer les emplois professionnels.

Protéger les patrimoines et programmer les restaurations

Un diagnostic partagé rassemble les besoins déjà signalés par le ministère, les DRAC, les propriétaires et les collectivités. Il permet de publier les dossiers prioritaires, la programmation des restaurations des monuments, des œuvres et des collections, ainsi que les moyens d’entretien dans la durée.

La mise en sécurité des musées et des sites remarquables couvre les risques d’incendie, de vol, d’inondation et les effets du changement climatique. Le projet intègre les archives, l’archéologie, la recherche de provenance et les restitutions dans le cadre applicable. Il reconnaît aussi les paysages, les forêts, les jardins, les savoir-faire et la gastronomie, avec une attention aux cultures insulaires et ultramarines.

Garantir le pluralisme et l’indépendance

Presse, télévision, audiovisuel public, radios libres et associatives, réseaux sociaux, moteurs de recherche et services d’IA doivent permettre une diversité effective des sources. Nous proposons une transparence de la propriété des médias, des garanties d’indépendance éditoriale et un contrôle des concentrations et des positions dominantes, avec des autorités indépendantes, des voies de recours et une articulation européenne.

Développer les métiers, l’emploi et l’attractivité

La politique culturelle concerne les agents publics, les salariés permanents, les intermittents, les artistes auteurs et les indépendants. Les financements doivent couvrir le coût réel des missions, de la formation et des conditions de travail. Les métiers d’art, le compagnonnage et la transmission des ateliers relient les restaurations programmées à des parcours de qualification et d’emploi.

Le patrimoine entretenu et les cultures vivantes contribuent au tourisme, à l’activité des entreprises et à l’attractivité de la France. L’ambition de croissance de 30 à 40 % porte sur les recettes internationales du tourisme à l’horizon 2037, par rapport à 2025. Les annexes distinguent cet objectif des retombées réellement attribuables au programme et des recettes publiques nettes : TVA, impôts, emploi et cotisations ne peuvent être additionnés sans méthode ni déduction des coûts.

20 milliards supplémentaires et des responsabilités lisibles

Nous proposons 20 milliards d’euros supplémentaires sur 2028–2037 pour le patrimoine, financés par le Fonds souverain national et le Fonds de résilience, en complément des budgets ordinaires maintenus. La répartition entre les fonds et la mobilisation effective des ressources restent à arrêter. Les budgets, les dons, les avantages fiscaux et les investissements sont identifiés séparément pour éviter les doubles comptes.

La réforme territoriale prévoit le transfert aux départements des moyens culturels des conseils régionaux, avec les personnels, les engagements et les mécanismes de solidarité nécessaires. Les DRAC demeurent des services de l’État : leur rôle ne se confond pas avec ce transfert. Le partenariat avec la Fondation du patrimoine respecte son autonomie ; les nouvelles incitations fiscales proposées doivent être chiffrées et distinguées des dispositifs déjà en vigueur.

Chaque chapitre précise les responsables, les moyens, le calendrier proposé et les résultats à suivre. Le dossier distingue les choix du Bien Commun, les données documentées et les hypothèses à expertiser. Ces réformes et financements sont des propositions, dont la mise en œuvre suppose les décisions législatives et budgétaires correspondantes.

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