Transmettre, révéler, préparer l’avenir
La valeur d’un enfant n’a pas de prix. Son avenir ne peut dépendre ni du revenu de ses parents, ni de son adresse, ni d’un algorithme, ni d’un accident de la vie.
Une Nation ne dure que par ce qu’elle transmet. La souveraineté éducative réunit la famille, l’école, l’orientation, la formation, l’enseignement supérieur, la recherche, la culture, le sport et les territoires dans une même mission : former des êtres capables de penser, créer, travailler, transmettre et choisir leur avenir.
Réconcilier la famille et l’école
La famille est le premier lieu de transmission ; l’école ouvre l’enfant au savoir, à la République et au monde. La politique éducative soutiendra les familles monoparentales et fragilisées, simplifiera l’accompagnement et associera réellement les parents au parcours scolaire.
Certains temps parentaux, d’aide familiale et d’engagement éducatif pourront être reconnus dans le Compteur d’Heures Universel, selon des règles contrôlées et sans remplacer les professionnels.
Une école des savoirs et des talents
La maîtrise de la lecture, de l’écriture, du calcul, du raisonnement, de l’histoire, des sciences et de la langue reste indispensable. Mais un enfant ne peut être résumé à une note ou à une moyenne générale.
Intelligences académiques
Raisonnement, langage, mémoire, analyse, sciences et compréhension du monde.
Intelligences techniques et manuelles
Construire, réparer, assembler, cultiver, programmer, cuisiner et maîtriser un geste.
Intelligences artistiques et humaines
Créer, raconter, écouter, coopérer, transmettre, prendre soin et entraîner les autres.
La laïcité protégera l’enfant contre les pressions religieuses, idéologiques, commerciales et numériques. L’inclusion reposera sur des personnels formés, des accompagnants en nombre suffisant, des locaux adaptés et une coopération étroite avec les familles et les professionnels de santé.
Évaluer pour faire progresser, non pour trier
Le brevet et le baccalauréat ne dépendront plus principalement de quelques heures d’examen. La certification reposera sur les évaluations régulières, la progression, les appréciations argumentées, la maîtrise des fondamentaux, les projets, les travaux pratiques, l’oral, l’assiduité et un dossier personnel de compétences.
Un référentiel national, des évaluations communes réparties dans l’année, une harmonisation entre établissements et un droit de recours garantiront la valeur nationale des diplômes.
Redonner du sens au mois de juin
La disparition des grands examens concentrés évitera de neutraliser collèges et lycées dès la mi-juin. La fin de l’année sera consacrée à la consolidation, l’orientation, aux projets interdisciplinaires, aux stages, à la culture, au sport et à la préparation du passage dans le supérieur.
Le brevet deviendra un bilan national de fin de collège. Le baccalauréat deviendra une certification nationale du parcours comprenant résultats harmonisés, projet long, oral de réflexion et appréciation collégiale motivée.
Consolider toute l’année et révéler les talents
Des séjours de consolidation et de découverte seront organisés pendant certaines périodes de congés et à plusieurs moments de l’année. Ils ne seront ni une punition ni une école réservée aux élèves en difficulté.
Consolider
Petits groupes, reprise des fondamentaux, pédagogies différentes, tutorat et bilan de progression.
Expérimenter
Sciences, robotique, agriculture, médias, ateliers techniques, environnement et projets collectifs.
Révéler
Sport, musique, théâtre, cinéma, cuisine, mécanique, mode, design, artisanat et engagement.
Les enseignants volontaires, éducateurs, étudiants, artistes, artisans, scientifiques et associations pourront participer. Les heures seront rémunérées ou reconnues dans le Compteur d’Heures Universel, sans supprimer le droit au repos.
Ne plus fermer automatiquement l’école d’un village
Une école primaire ne sera plus fermée uniquement parce que quelques élèves manquent à un seuil administratif. Avant toute décision seront étudiés la démographie, les projets de logements, les temps de transport, le rôle territorial de l’école et toutes les possibilités de mutualisation.
Adapter les classes
Classes multiniveaux, groupes de besoin, enseignants partagés et interventions itinérantes.
Relier les écoles
Projets communs, enseignement à distance complémentaire et accès au Cloud national.
Personnaliser davantage
Moins d’élèves doit signifier plus d’attention, un repérage précoce et davantage de projets.
L’école rurale pourra devenir une maison locale des savoirs : soutien scolaire, bibliothèque, culture, accès numérique, formation pour adultes et ateliers intergénérationnels.
Transformer le collège et donner la même dignité aux lycées
Le collège deviendra un lieu d’exploration des connaissances, des métiers et des formes d’intelligence. L’enseignant sera aussi un repéreur de potentiel. L’orientation reposera sur les projets, la pratique, les rencontres et le droit à l’erreur.
Les lycées général, technologique et professionnel ne formeront plus une hiérarchie sociale. Les filières techniques et professionnelles redeviendront des voies d’excellence : mécanique, énergie, marine, robotique, numérique, agriculture, métiers de bouche, mode, luxe, audiovisuel, maintenance et métiers d’art.
Partager le financement de la formation professionnelle
L’État finance le socle durable, les compétences communes et les formations nécessaires aux souverainetés. Les entreprises participent davantage lorsque la formation répond directement à leurs technologies, équipements et besoins de recrutement.
L’ancienne « taxe professionnelle » ayant disparu, la réforme portera juridiquement sur le financement de la formation professionnelle, de l’apprentissage et les contributions économiques en vigueur.
L’État prépare
Fondamentaux, orientation, reconversions stratégiques et équipements mutualisés.
Les entreprises spécialisent
Machines, logiciels, formateurs métiers, stages, alternances et certifications techniques.
Les filières coordonnent
Métiers en tension, compétences émergentes et plateformes techniques partagées.
Les aides seront conditionnées aux personnes réellement formées, aux embauches, à la qualité de l’encadrement, à la progression des qualifications et des salaires. Elles pourront être remboursées si les engagements contractuels ne sont pas tenus.
Remplacer Parcoursup par une admission responsable
Un portail national pourra informer, transmettre les dossiers et rendre les places visibles, mais il ne décidera plus anonymement de l’avenir des jeunes.
Chaque établissement publiera ses capacités, ses critères, ses débouchés et sa politique d’admission. Les décisions reposeront sur les acquis, la motivation, le projet et, lorsque cela est pertinent, un entretien ou un exercice pratique. Chaque refus sera explicable, contestable et accompagné d’une proposition alternative.
Un grand audit de l’enseignement supérieur et des organismes de formation
L’audit concernera universités, facultés, écoles d’ingénieurs, de commerce, de santé, établissements privés, CFA, organismes de formation et enseignements à distance.
Seront publiés : candidats, admis, capacités pédagogiques, passages dans l’année supérieure, abandons, réorientations, coût de la formation, frais payés, reconnaissance du diplôme, insertion professionnelle, enseignants, stages et utilisation des financements publics.
Une université ne doit pas recruter pour sélectionner ensuite par l’épuisement ou par l’absence de places.
Mettre fin aux admissions sans capacité de poursuite
Pour la médecine comme pour les autres filières, l’établissement annoncera avant l’inscription les capacités de passage, les critères d’évaluation, les possibilités de réorientation, les places de stage et les moyens pédagogiques disponibles.
Les écarts entre première et deuxième année seront audités établissement par établissement. Les exemples chiffrés ne seront publiés qu’après vérification des données réelles.
Payer une école ne signifie jamais acheter un diplôme
Une école privée facturant des frais élevés devra démontrer la qualité réelle de l’enseignement, de l’encadrement, des équipements et de l’insertion.
Elle publiera la qualification des enseignants, les heures enseignées, la reconnaissance du titre, les abandons, la réussite, l’insertion, la destination des frais, les commissions commerciales et les conditions de remboursement en cas de défaillance.
Refonder l’université, la recherche et l’apprentissage supérieur
Chaque étudiant bénéficiera d’un tutorat, d’un suivi des ruptures, de possibilités de réorientation, de davantage de petits groupes et de travaux pratiques. Aucun étudiant ne devra disparaître anonymement dans les couloirs de l’université.
Les filières nécessaires aux souverainetés seront protégées : mathématiques, sciences, énergie, numérique, IA, cybersécurité, robotique, médecine, agriculture, défense, droit public et diplomatie. Les IUT, formations courtes et apprentissages deviendront une colonne vertébrale du pays productif.
Les chercheurs consacreront moins de temps aux dossiers administratifs et davantage à la recherche. Les doctorants seront mieux encadrés et les laboratoires stratégiques financés sur le temps long.
Déployer les internats d’excellence républicains
Ces internats ne seront pas réservés aux élèves ayant déjà les meilleures notes. Ils offriront un cadre stable aux enfants de familles monoparentales, de parents isolés, aux jeunes confiés à l’Aide sociale à l’enfance, aux élèves vivant dans un logement précaire, éloignés d’une formation ou exposés au décrochage.
Protéger sans séparer
Volontariat, maintien des liens familiaux, association des parents et respect de la parole du jeune.
Former une communauté
Enseignants, éducateurs, psychologues, infirmiers, tuteurs, sport, culture, métiers et orientation.
Garantir la continuité
Pour les jeunes de l’ASE : référent stable, formation, logement et accompagnement au-delà de la majorité jusqu’à l’autonomie.
L’admission prendra en compte la motivation, le besoin de stabilité et le potentiel scolaire, technique, artistique ou sportif.
Organiser clairement les responsabilités
L’État garantit les programmes, la laïcité, les statuts, les concours et les grandes orientations. Le département organise le bâti, la restauration, les transports, la sécurité et la logistique. L’enseignement privé conserve sa liberté pédagogique, mais assume des objectifs de mixité et d’inclusion.
Les entreprises participeront au mentorat, aux stages et à la découverte des métiers. Les pôles régionaux d’expertise coordonneront les financements nationaux et européens, les équipements coûteux et les besoins des filières.
Réunir savoir, sport, culture et santé
L’éducation réconciliera l’esprit, le corps, la sensibilité et la santé : activité physique, artistes en résidence, musique, théâtre, cinéma, métiers d’art, médecins et infirmiers scolaires, psychologues, prévention, sommeil, alimentation et addictions.
Une doctrine éducative vérifiable
Les résultats seront publiés : maîtrise des fondamentaux, progression, décrochage, orientation, insertion, qualité des formations, accès territorial, inclusion, bien-être des élèves et satisfaction des familles.
Éduquer n’est pas gérer un coût. C’est protéger la première richesse et la première promesse de la Nation.